La dépression est une maladie qui cause des sentiments prolongés de tristesse, d’anxiété, de désespoir et de détresse; une perte d’intérêt et de motivation pour les activités appréciées auparavant; un sentiment de culpabilité pour une raison minime ou sans raison apparente; une difficulté à réfléchir, à se concentrer ou à prendre des décisions; un changement dans l’appétit, entraînant une perte ou un gain de poids; une difficulté à dormir ou à se réveiller; un sentiment général de fatigue; une faible estime de soi ou un sentiment d’inutilité; des pensées, plans ou tentatives de suicide. Une personne peut recevoir un diagnostic de dépression si elle présente ces types de symptômes pendant une période d’au moins deux semaines.
La dépression – qui est aussi connue sous le nom de trouble dépressif majeur ou de trouble unipolaire – est souvent récurrente (épisodes multiples) et peut évoluer en une maladie chronique. Cette forme de dépression chronique, appelée dysthymie, est caractérisée par la présence constante de symptômes dépressifs de gravité modérée, pendant une période pouvant atteindre plusieurs années, parfois entrecoupée de courts répits.
Les périodes de dépression peuvent aussi être suivies de périodes d’humeur exaltée et d’euphorie, désignées couramment comme des épisodes maniaques ou de manie (dans certains cas, ces périodes peuvent être perçues comme une humeur irritable). Cette combinaison de dépression et d’épisodes maniaques est connue sous le nom de trouble bipolaire.
Chez les personnes atteintes d’un trouble bipolaire, les épisodes maniaques sont marqués par des sentiments prolongés d’extrême optimisme ou d’un manque de jugement; une augmentation très significative du niveau d’activité, une planification excessive, ou la participation à des activités risquées qui peuvent entraîner de la douleur ou des blessures; des plans trop ambitieux, aux proportions absurdes; une diminution marquée du sommeil sans éprouver de fatigue; des pensées qui défilent à toute vitesse et l’augmentation d’activités impulsives, par exemple : des achats impulsifs ou des indiscrétions sexuelles. Une idée fausse courante est de croire que ces périodes de manie sont de « bons moments », alors qu’en fait, elles peuvent entraîner des conséquences extrêmement néfastes dans la vie et les relations interpersonnelles de la personne.
Les troubles de l’humeur, dont la dépression et le trouble bipolaire, sont les troubles psychiques les plus courants. Certains facteurs peuvent contribuer à la manifestation d’un trouble de l’humeur, notamment : un événement traumatique au cours de la petite enfance et la présence de « stresseurs » dans le quotidien; une prédisposition génétique; des changements biochimiques. La croyance que les troubles de l’humeur sont attribuables à un manque de volonté ou à une faiblesse de caractère n’est nullement appuyée par la science.
Le Programme de traitement des troubles de l’humeur du Royal s’adresse aux personnes de plus de 18 ans souffrant (ou pouvant souffrir) de dépression, d’un trouble bipolaire, ou de dysthymie. Ce programme est spécialisé dans les soins des personnes atteintes d’un trouble de l’humeur grave qui nécessite des soins plus poussés que ceux offerts dans un hôpital de soins actifs. Ces personnes sont souvent atteintes d’un trouble réfractaire aux traitements, récurrent ou chronique.
En tenant compte de la situation générale du patient, la philosophie du programme est de considérer chaque traitement comme un partenariat respectueux entre le patient et le personnel. Cette philosophie se traduit par des traitements qui tiennent compte de l’histoire personnelle, des idées et de la rétroaction du patient. Chaque patient est soigné par une équipe de professionnels qui comprend des psychiatres, des psychologues, du personnel infirmier, des ergothérapeutes, des diététistes, des travailleurs sociaux et des récréologues. Ce programme offre des thérapies individuelles et en groupe au client, ainsi que des séances de thérapie pour la famille ou de thérapie conjugale. De plus, nous évaluons les besoins en matière de logement, de gestion financière, de travail, de loisirs et de nutrition de chaque patient afin de favoriser leur mieux-être de façon globale.
Les traitements du Royal sont axés sur la réadaptation psychiatrique complète. L’objectif est de s’assurer que la personne atteinte d’une maladie mentale a les capacités physiques, émotionnelles et intellectuelles nécessaires pour vivre, apprendre et travailler dans son environnement particulier. La clinique ambulatoire du Royal établit une stratégie complète individualisée pour aider à prévenir les rechutes et s’assurer que le patient reçoit les soins continus appropriés.
Le Programme de traitement des troubles de l’humeur comprend une unité d’hospitalisation pour les personnes nécessitant des soins prolongés plus intensifs, ainsi qu’une clinique ambulatoire. La clinique ambulatoire établit une stratégie complète individualisée pour aider à prévenir les rechutes et s’assurer que le patient reçoit les soins continus appropriés après avoir reçu son congé de l’unité d’hospitalisation.
Les services ambulatoires peuvent aussi offrir des services aux patients aiguillés par d’autres hôpitaux, ou directement par des psychiatres ou médecins de famille de la collectivité. La clinique vise à compléter les soins fournis par les autres prestataires de soins de santé mentale pour aider à prévenir les rechutes et la récurrence, ainsi qu’à traiter en consultation externe les patients atteints d’une dépression réfractaire aux traitements, y compris ceux souffrant aussi d’une dépendance à l’alcool ou aux drogues.
Pour être évalué ou suivi au sein du Programme de traitement des troubles de l’humeur, il faut y être aiguillé par un médecin. Pour un aiguillage ou pour les questions d’ordre général, veuillez composer le 613.722.6521, poste 6211.
Congé
Pour chaque patient qui reçoit son congé de l’unité d’hospitalisation du Programme de traitement des troubles de l’humeur du Royal, le travailleur social élabore un plan post-congé en collaboration avec tous les membres de l’équipe traitante (y compris le patient). En fonction des besoins de chaque patient, le plan de congé peut aussi être établi avec la participation des membres de sa famille, de son mandataire (le cas échéant) et les partenaires communautaires. Toutes les précautions sont prises pour assurer une transition sécuritaire et durable entre le milieu hospitalier et la vie au sein de la collectivité.
Pendant le séjour du patient à l’hôpital, ses soutiens et ressources sont évalués en vue de préparer son congé. L’équipe traitante examine de près des éléments comme le soutien social offert, le logement, la situation financière, l’activité professionnelle ou l’emploi, les loisirs et la routine quotidienne.
Avant de donner leur congé aux patients, des rendez-vous de suivi sont fixés avec leur psychiatre traitant et d’autres prestataires de soins de santé mentale (le cas échéant).
La démarche est sensiblement la même à la fin d’un programme de traitement en clinique ambulatoire, sauf que le suivi est plutôt assuré par le professionnel ayant aiguillé le patient – habituellement un médecin de famille ou un psychiatre de la collectivité. On offre alors au patient de la documentation sur les ressources offertes à l’échelle locale, ou on l’aiguille vers les professionnels appropriés lorsque nécessaire.
Ressources et soutien du Royal destinés aux patients et à leurs soignants
- Groupes de soutien et information pour les familles : 613.722.6521, poste 6421
- Centre de ressources pour les patients et leur famille : 613.722.6521, poste 6899
- Groupes conseils pour la clientèle et les familles : 613.722.6521, poste 6871
Ressources communautaires
Les organismes suivants offrent du soutien aux personnes de la région d’Ottawa souffrant d’un trouble de l’humeur :