La clinique du sommeil

Le terme « troubles du sommeil » décrit un grand nombre de troubles qui affectent le sommeil d’un individu. Dans notre société où la vie est de plus en plus occupée et complexe, il est beaucoup plus difficile d’obtenir le sommeil dont nous avons besoin. Beaucoup de troubles du sommeil résultent ou sont déclenchés par d’autres maladies mentales qui sont souvent liées à des problèmes biologiques. Il est aussi possible qu’on confonde une maladie mentale avec un trouble du sommeil, ou vice versa. Les troubles du sommeil sont considérés comme aussi graves que toute autre maladie et peuvent considérablement nuire à de nombreux aspects importants de notre quotidien.

Le Royal offre une expertise clinique en médecine du sommeil, ainsi qu’une expertise qui n’est pas habituellement disponible dans d’autres cliniques du sommeil, pour les patients ayant des problèmes de sommeil très spécifiques qui sont liés à une maladie psychiatrique. La clinique du sommeil du Royal comprend un laboratoire du sommeil à la fine pointe, où les données sur le sommeil d’un patient sont recueillies et analysées.

Les résultats sont interprétés par un psychiatre spécialisé en médecine du sommeil qui peut poser un diagnostic et offrir des options de traitement. Le traitement peut comprendre plusieurs mesures, notamment des médicaments et une thérapie visant à favoriser les changements de comportements et les habitudes appropriés afin de promouvoir un bon sommeil en fonction de la situation unique de chaque patient.

Les problèmes de sommeil liés à une maladie mentale peuvent requérir un traitement différent que les autres troubles du sommeil, comme l’apnée obstructive du sommeil, le syndrome des jambes sans repos, etc. Toutefois, ces problèmes se présentent fréquemment comme comorbidité ou sont même reliés. Par exemple, l’apnée obstructive du sommeil non diagnostiquée pourrait contribuer au développement ou à l’exacerbation d’un trouble de l’humeur, ou encore, les patients ayant un trouble de stress post-traumatique (TSPT) pourraient faire des cauchemars ou de l’anxiété.

Les personnes qui désirent obtenir ces services doivent y être aiguillées par leur médecin de famille. Cliquez ici pour le formulaire d’aiguillage (PDF) ou pour les questions d’ordre général, veuillez composer le 613.722.6521 ext. 6248.

Vos soins peuvent comprendre la consultation avec un spécialiste du sommeil, un polysomnogramme et d’autres examens effectués par la suite, un rendez-vous pour discuter de vos résultats avec un spécialiste du sommeil, puis éventuellement d’autres examens ou suggestions thérapeutiques.

Bonnes habitudes de sommeil

  • Il est préférable de se lever tous les jours à la même heure, et ce, même lorsqu’on se couche tard la veille.
  • Il faut seulement aller se coucher lorsqu’on se sent fatigué.
  • Il est conseillé d’adopter un « rituel du coucher » relaxant (lire, prendre un bain, se brosser les dents, faire sortir le chat, etc.).
  • Le lit ne doit servir qu’au sommeil et à l’amour.
  • Pour éviter « l’insomnie du dimanche soir » et la « déprime du lundi matin », il faut essayer de ne pas se coucher trop tard le week-end, et éviter les grasses matinées.
  • Il faut éviter la caféine et l’alcool six heures avant d’aller au lit.
  • Il ne faut pas fumer près de l’heure du coucher.
  • La faim peut nuire au sommeil, on peut donc essayer de prendre un goûter léger avant le coucher, comme du lait chaud.
  • Il faut faire de l’exercice régulièrement; en privilégiant des activités vigoureuses (comme la course à pied) le matin et l’après-midi, et un exercice moins intense (comme la marche) deux à trois heures avant d’aller au lit.

Glossaire des troubles du sommeil courants

  • Apnée du sommeil : L’apnée du sommeil se manifeste par une respiration nocturne anormale – ses victimes arrêtent momentanément de respirer ou ralentissent leur rythme respiratoire pendant le sommeil. Le dormeur peut ainsi se réveiller des centaines de fois par nuit, et éprouve donc une grande fatigue pendant la journée. Le ronflement est souvent un symptôme de l’apnée. Les gens qui présentent un excès de poids sont plus susceptibles de souffrir de l’apnée du sommeil. De plus, l’apnée est plus courante chez les hommes, et les risques augmentent avec l’âge.
  • Insomnie : L’insomnie est une incapacité de s’endormir ou de rester endormi, ce qui laisse les gens qui en souffrent très fatigués et les empêche de fonctionner normalement le jour. L’insomnie est dite chronique lorsqu’elle dure plus de six mois.
  • Narcolepsie : Caractérisée par une somnolence excessive pendant le jour, la narcolepsie est un trouble qui peut être incapacitant et cause des endormissements incontrôlables, n’importe où et n’importe quand, en toutes circonstances. Elle est souvent accompagnée de cataplexie; une perte soudaine des fonctions musculaires lorsqu’on éprouve certaines émotions (en riant, par exemple).
  • Paralysie du sommeil : Il s’agit d’une paralysie (incapacité de bouger) qui survient au moment de s’endormir, ou au réveil, et qui peut durer entre quelques secondes et plusieurs minutes. Il arrive parfois que des images qui s’approchent du rêve (appelées hallucinations hypnagogiques ou hypnopompiques), souvent très terrifiantes, apparaissent au même moment. Ces images ne sont pas des hallucinations dites psychiatriques, bien qu’il arrive que des médecins les confondent.
  • Somnanbulisme (marcher dans son sommeil) : Le somnambulisme survient pendant les phases de sommeil très profond. Chez un somnambule, une partie du cerveau est éveillée alors que l’autre est encore endormie. Une personne somnambule ne se souvient ni d’avoir rêvé, ni de son activité nocturne. Le somnambulisme est plus courant chez les enfants, et devient de moins en moins fréquent avec l’âge.
  • Troubles du comportement pendant le sommeil paradoxal : Ces troubles se manifestent lorsque le dormeur simule extérieurement un rêve. Contrairement au somnambulisme, ces troubles ont lieu pendant le sommeil paradoxal (à mouvements oculaires rapides, ou MOR), lorsque le corps devrait être parfaitement immobile (ou « paralysé »). Mais comme les gens touchés par ces troubles ne sont pas paralysés, ils peuvent gesticuler et bouger comme s’ils vivaient leurs rêves. Souvent, ils se souviennent de leurs rêves le lendemain. Les hommes de plus de 60 ans en sont le plus souvent touchés.
  • Somniloquie (parler dans son sommeil) : La somniloquie (le fait de parler pendant le sommeil), un phénomène normal, se manifeste le plus souvent chez les enfants. Elle survient surtout pendant de brefs moments d’éveil nocturne, pendant les phases de sommeil à ondes lentes (ou « non MOR »). La somniloquie peut être causée par de nombreux facteurs tels que le stress, la maladie (la fièvre) ou un autre trouble du sommeil comme l’apnée ou les terreurs nocturnes (décrites ci-dessous).
  • Terreurs nocturnes : Les terreurs nocturnes ont lieu pendant les phases de sommeil très profond. Elles surviennent en éveil partiel (comme le somnambulisme), c’est-à-dire lorsqu’une partie du cerveau est éveillée et l’autre, toujours endormie. Habituellement, une personne qui subit une terreur nocturne se redresse subitement dans son lit et émet un cri effroyable; elle ne se rend pas compte de ce qui se passe, et se rendort éventuellement. Le lendemain, la personne n’au aucun souvenir de l’événement et, en général, aucun souvenir d’avoir rêvé. Les terreurs nocturnes sont donc généralement plus angoissantes pour les personnes qui en sont témoins que celles qui les subissent. Elles affectent surtout les enfants, et deviennent de moins en moins fréquentes avec l’âge.
  • Mouvements involontaires des membres (MIM) : Les mouvements involontaires des membres sont causés par des contractions sporadiques et répétitives des jambes pendant le sommeil (ils peuvent aussi affecter les bras). Tout comme l’apnée, les MIM peuvent réveiller le dormeur des centaines de fois par nuit, entraînant ainsi une grande fatigue pendant le jour. Les MIM sont plus fréquents en vieillissant.
  • Syndrome des jambes sans repos : Ce syndrome survient au repos, habituellement dans la soirée ou avant le sommeil. Les gens qui en souffrent ont une sensation inconfortable aux jambes – une démangeaison ou l’impression d’avoir des fourmis dans les jambes. La seule façon d’y remédier est de bouger les jambes (d’où le nom de « jambes sans repos »). Les bras aussi peuvent en être affectés. Ce syndrome est souvent accompagné de mouvements involontaires des membres pendant le sommeil.
  • Troubles du rythme circadien : Les troubles du rythme circadien sont causés par une perturbation de l’horloge interne du corps, et entraînent de la somnolence pendant les périodes normales d’éveil. La lumière naturelle et d’autres repères temporels semblent jouer un rôle dans le réglage de l’horloge interne. Le décalage horaire et le travail de nuit sont deux facteurs qui peuvent perturber le cycle naturel du sommeil et de l’éveil. L’âge peut aussi causer des changements dans la façon de réagir aux repères temporels. Par exemple, les aînés ont une phase de sommeil plus avancée, c’est-à-dire qu’ils s’endorment plus tôt le soir et se réveillent tôt le matin. De leur côté, les adolescents ont une phase de sommeil retardée; ils tendent à s’endormir plus tard, et peuvent rester au lit jusqu’à midi le lendemain.