Prévention du suicide

Les circonstances et des facteurs biologiques peuvent entraîner une personne à envisager le suicide. On peut parfois se sentir dépassé par la vie. Il se passe tellement de choses et il est parfois très difficile d’y faire face. La perte d’une promotion ou d’un emploi, l’échec à un examen important, l’intimidation au travail ou à l’école, la fin d’une relation, ainsi que la pression de réussir, d’appartenir et de se conformer – tout cela peut s’accumuler et certaines personnes peuvent avoir le sentiment que cela n’ira jamais mieux.

D’autres facteurs tels que la toxicomanie, un traumatisme dans l’enfance ou d’autres formes de traumatisme, la détresse, la dépression ou une maladie physique grave peuvent conduire les gens à se sentir complètement dépassés, et certaines d’entre eux se sentent incapables de faire face à la situation. Ces sentiments peuvent mener à des idées ou actions suicidaires.

La plupart des personnes qui pensent à se suicider font des allusions ou agissent de différentes façons qui peuvent indiquer que quelque chose ne va pas.

  • La personne a perdu l’intérêt pour sa famille, ses amis, le travail, l’école, ou ses loisirs.
  • La personne ne réussit pas bien à l’école, s’absente du travail ou a des problèmes de concentration.
  • La personne prend davantage de risques.
  • La personne consomme plus de drogues ou d’alcool.
  • La personne a des comportements nouveaux ou accrus d’automutilation ou d’actes autodestructeurs.
  • La personne est plus colérique, son humeur change soudainement ou elle a une humeur « plate » (inexpressive).
  • La personne a davantage de conflits avec sa famille, ses amis ou ses collègues.
  • La personne s’isole de sa famille, de ses amis et ne participe plus aux activités sociales.
  • La personne donne (ou jette) ses choses préférées.
  • Les créations artistiques, la poésie ou l’écriture de la personne comportent des thèmes sombres.
  • La personne dit des choses comme : « Tout le monde sera plus heureux sans moi », « Je voudrais être mort », ou « Je n’en peux vraiment plus ».
  • La personne mange ou dort beaucoup plus ou beaucoup moins.
  • La personne ne fait plus l’effort de bien se présenter, de se coiffer ou de bien s’habiller, ou elle change son apparence.
  • La personne se plaint qu’elle ne se sent pas bien, par exemple des maux de ventre, des maux de tête, de la fatigue, etc.
  • La personne se rabaisse ou a du mal à accepter les compliments.
  • La personne tient des propos sur la mort ou le suicide, fait des blagues sur le suicide, par exemple : « Je vais vous manquer quand je serai parti ».

Le suicide est l’une des principales causes de décès chez les hommes et les femmes, de l’adolescence à l’âge moyen. En réaction au stigmate sociétal et aux stéréotypes négatifs liés à la maladie mentale, les gens cachent souvent leurs symptômes et ne cherchent pas à obtenir un traitement.

Nous encourageons les gens à être ouverts. N’ayez pas peur de parler de la santé mentale et, plus précisément, du suicide. Une personne ne deviendra pas davantage suicidaire en parlant du suicide, et il ne s’agit pas d’une « idée » que vous pouvez mettre dans la tête de quelqu’un. Les gens sont souvent soulagés de pouvoir parler de ce qu’ils ressentent et de ce qu’ils vivent.

Pour en savoir davantage :

Des séances d’information sur les principales maladies mentales sont régulièrement organisées pour les familles des patients (Disponible en anglais seulement); elles ont lieu en soirée, et sont ouvertes au grand public. Le Centre de ressources pour les patients et leur famille du Centre de santé mentale Royal Ottawa offre une variété de matériel et de documents qui permettent de mieux comprendre les maladies mentales et la façon de les gérer.

Si vous êtes en danger immédiat ou dans une situation qui met votre vie en danger, appelez le 911 immédiatement. Si vous avez besoin de soins médicaux urgents, allez à l’hôpital le plus près de chez vous.

Vous pouvez appeler de nombreux organismes locaux et confidentiels. Quel que soit le problème, vous pouvez parler à quelqu’un qui vous comprend et qui veut vous aider.

Adultes en crise

Adolescents et étudiants en crise

  • Ligne de crise 24/7 du Bureau des services à la jeunesse d’Ottawa :  613.260.2360;  1.877.377.7775 (numéro sans frais pour l’Est de l’Ontario). L’aide peut comprendre :
    • l’écoute;
    • du counseling immédiat par téléphone;
    • des renseignements, des ressources et des fournisseurs de services dans votre communauté;
    • un envoi en consultation vers des ressources à l’intention des enfants, des jeunes et des familles dans votre communauté;
    • une intervention à domicile (à Ottawa seulement);
    • un suivi de courte durée.
  • Jeunesse, J’écoute : 1.800.668.6868
  • Centre de détresse d’Ottawa : 613.238.3311

Vous avez fait le bon choix d’obtenir de l’aide. Nous espérons que vous communiquerez avec quelqu’un tout de suite.

Autres ressources

Si un de vos proches s’est enlevé la vie

Ce n’est pas de votre faute, quoi que vous pensiez ou ressentiez. Malheureusement, l’une des choses les plus difficiles à surmonter après la perte d’un proche par le suicide sont les questions et sentiments comme : « Qu’est-ce que j’ai raté? », « J’aurais dû, j’aurais pu, etc. ».

Soyez indulgent envers vous-même. Rappelez-vous que vous avez fait de votre mieux en fonction de ce que vous saviez à ce moment-là. Il est normal de se sentir coupable ou de se blâmer, mais vous n’êtes pas à blâmer.

Vous pouvez transformer cette perte en quelque chose de positif. Il s’agit d’une occasion d’apprendre et d’aider d’autres personnes. Parlez de la santé mentale et du mieux-être, renseignez-vous sur la prévention du suicide et aidez à réduire le stigmate associé aux problèmes de santé mentale et au suicide. Vous ne pouviez pas prévenir cette perte, mais vous pouvez tirer parti de cet apprentissage difficile et aider à protéger votre communauté contre le suicide à l’avenir.

Vous ne devez pas faire face à cette perte seul, et vous pouvez obtenir de l’aide. Le chapitre d’Ottawa de l’organisme Bereaved Families of Ontario (www.bfo-ottawa.org; 613.567.4278) a des groupes de soutien pour aider les gens qui ont perdu un proche par le suicide. Il s’agit souvent d’une source de soutien très utile après avoir survécu à la perte d’un proche qui s’est enlevé la vie.