Le Centre de recherche sur la dépression

Notre objectif est clair et simple : accélérer la rémission davantage de personnes atteintes de maladie mentale.

La maladie mentale, et plus particulièrement la dépression majeure, est la première cause d’invalidité au travail dans notre société aujourd’hui. Cela présente un immense fardeau financier et, fait encore plus important, un coût humain énorme. Des vies normales en santé sont dévastées. Des familles sont déchirées. Des vies sont perdues.

Nous sommes aux prises avec un problème de santé aux proportions épidémiques et, compte tenu de notre population vieillissante, la situation ne peut que s’aggraver.

En tant que l’un des plus grands fournisseurs de soins de santé mentale au Canada, le Royal est là pour transformer les vies des personnes atteintes de maladie mentale grâce à des traitements novateurs et efficaces, ainsi que pour identifier de nouvelles méthodologies de prévention et de détection précoce. Cet objectif sera atteint grâce à la poursuite du développement du Centre de recherche sur la dépression du Royal. Ce Centre assure le leadership du déploiement d’un réseau pancanadien de recherche et d’intervention sur la dépression.

Le Centre de recherche sur la dépression du Royal rassemble des chercheurs de renommée mondiale, des scientifiques d’avant-garde et une technologie de pointe pour poser des diagnostics plus précis et fournir des traitements plus efficaces qui accélèrent le rétablissement des personnes atteintes de dépression. Les études du Centre ont déjà démontré qu’il est possible de doubler le taux de rémission en six semaines chez les patients souffrant de dépression non réceptive aux traitements.

En tant qu’institut de recherche de renommée mondiale et l’un des plus grands fournisseurs de soins de santé mentale au Canada, le Royal est là pour transformer les vies des personnes atteintes de maladie mentale grâce à des traitements novateurs et efficaces, ainsi que pour identifier de nouvelles méthodes de prévention et de détection précoce.

Spécialistes du Royal

Dr Georg Northo­ff
MD, PhD, titulaire de la Chaire de recherche Michael Smith-EJLB en neurosciences et en santé mentale et de la prestigieuse Chaire de recherche du Canada à l’Institut de recherche en santé mentale (IRSM) de l’Université d’Ottawa; directeur – L’esprit, l’imagerie cérébrale et la neuroéthique, Unité de recherche clinique.

Dr Pierre Blier
MD, PhD, titulaire d’une chaire de recherche dotée dans le domaine des troubles de l’humeur et de la prestigieuse Chaire de recherche du Canada en psychopharmacologie.

Les travaux de recherche menés par le Dr Blier au Royal sont axés sur l’utilisation d’une combinaison de médicaments pour accélérer la rémission des patients atteints de dépression non réceptive aux traitements.

Dr Jean-Claude Bisserbe
Directeur clinique de l’unité des troubles de l’humeur au Royal. Défendant une vaste approche visant la caractérisation clinique des gens souffrant de dépression et de comorbidités associées, il a en outre défini des parcours de soins pharmacologiques et psychologiques fondés sur les faits.

« Beaucoup de personnes qui ont reçu un diagnostic de dépression majeure ne répondent pas adéquatement à deux médicaments de catégories différentes », explique le Dr Blier. « Environ 60 pour cent auront une dépression qui ne répond pas aux traitements. Nous n’en savons pas beaucoup sur les fondements biologiques de ce phénomène, et nous ne pouvons pas prévoir qui répondra au traitement. Pour l’instant, nous procédons pas tâtonnements. »

« Nous avons eu beaucoup de succès en commençant un traitement avec deux antidépresseurs de catégories différentes », affirme le Dr Blier. « Nous avons réussi à doubler le taux de rémission en six semaines de traitements chez ces patients. Beaucoup de personnes qui étaient bénéficiaires de prestations d’invalidité de longue durée ont pu retourner au travail. »

Il est extrêmement complexe de diagnostiquer une maladie mentale, et particulièrement une dépression majeure. Bien que les maladies mentales soient causées par des modifications dans le fonctionnement du cerveau, il demeure difficile d’identifier les anormalités sous-jacentes car le cerveau ne peut pas être « sondé » aussi facilement que d’autres organes, tels que le cœur ou le foie.

À l’aide de différentes techniques d’imagerie telles que l’imagerie par résonance magnétique et la spectroscopie par résonance magnétique, le Dr Georg Northoff étudie la façon dont fonctionne le cerveau chez les patients atteints de dépression. Ses recherches sont axées sur la mise au point de marqueurs cérébraux susceptibles d’aider les médecins à poser des diagnostics plus précis et à adapter le traitement pour chaque patient individuel.

Les récents progrès technologiques, comme l’imagerie cérébrale non effractive, ouvrent des « fenêtres » qui nous permettent de regarder à l’intérieur du cerveau et d’en apprendre davantage sur où et comment la dépression affecte le cerveau. Cette recherche peut se traduire par de meilleurs soins en permettant de poser des diagnostics éclairés en fonction de données empiriques.

Pour les deux chercheurs, le Centre de recherche sur la dépression offre une occasion exceptionnelle de mettre en place une collaboration unique qui intègre la pharmacologie et l’imagerie cérébrale pour traiter les patients de façon très intense. « Cela n’a jamais été fait à ce niveau auparavant », explique le Dr Blier. « Les patients bénéficient de notre double expertise. Ils reçoivent les traitements les plus récents et efficaces. »